CUL D’ARTICHAUT, un titre à la noix ?


Mais pas du tout ! Le Cul d’artichaut est une chose tout à fait respectable puisqu’il s’agit de « La partie la plus moelleuse de l’artichaut et qui en fait le fond. », selon le vénérable Dictionnaire de l’Académie françoise de 1765.
Un certain Jean Louis Auguste Loiseleur-Deslongchamps écrivait dans son Manuel des plantes usuelles indigènes, paru en 1819 : « Ce sont les têtes des fleurs non épanouies que l'on sert sur les tables, pour manger la substance charnue, qui forme la base des écailles calicinales, et le réceptacle des fleurs que l'on nomme cul d'artichaut. ».
J’aurais donc aussi bien pu intituler mon roman « Le réceptacle des fleurs ». Cela eût certes été plus poétique, mais risquait d’égarer mon lectorat.
Signalons en effet que ‘’Cul d’Artichaut’’ n’est pas un ouvrage pour enfants ou pour ménagères de plus de nonante ans. Celles-ci se rattraperont avec la recette de Cul d’artichaut à la menthe poivrée qu’elles trouveront sur le site du magazine Marie Claire, ou iront déguster un Cul d’artichaut à la ravigote, dans un restaurant de Fontainebleau recommandé sur TripAdvisor !


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